LE TRAVAIL DES MERIDIENS

Publié le par relaxorail

LE TRAVAIL DES MERIDIENS
Article de Psychologies.com

Méridiens les chemins du qi

Selon la médecine chinoise, le qi – notre énergie vitale – est présent dans tout notre corps. Des canaux subtils, les méridiens, le font circuler suivant un tracé précis. Explications en images.

Erik Pigani

Imaginez un réseau hydraulique conçu pour irriguer un vaste terrain : des canaux principaux, des dérivations, des canaux secondaires, des bassins, des pompes, des écluses. Un manque d’eau dans une partie du champ ? Les pompes se mettent en action. Un trop-plein dans une autre partie ? Une écluse s’ouvre…

Voilà ce à quoi peut ressembler le fonctionnement des méridiens d’acupuncture dans le corps humain : un réseau complexe, constitué de douze méridiens "réguliers", de huit méridiens "extraordinaires", de douze méridiens "distincts", de quinze méridiens "collatéraux" et d’une quantité de petits méridiens annexes.

Il sert à faire circuler le qi – "l’énergie primordiale" de la philosophie taoïste chinoise, le souffle de vie présent partout, dans les êtres animés comme dans les choses inanimées, dans le creux de notre main comme au fin fond du cosmos.

Pour les taoïstes, le qi a deux polarités : schématiquement, l’énergie yin (de nature féminine) et l’énergie yang (de nature masculine).

Lorsque le qi circule parfaitement dans notre corps, c’est signe de bonne santé physique et morale – car, pour la médecine chinoise, physique et moral, corps et esprit sont indissociablement liés.

Lorsque le qi reste bloqué à une intersection de méridiens, lorsqu’il est en excès dans tel méridien ou en manque dans tel autre, c’est le signe d’une maladie. Aussi, à l’instar d’un médecin occidental, qui se repère à la circulation sanguine pour poser son diagnostic, un médecin chinois se repère à la circulation du qi.

Un acupuncteur utilise essentiellement les douze méridiens réguliers et deux méridiens particuliers, sur lesquels sont répartis six cent soixante-dix points d’acupuncture jouant le rôle des écluses.

En plantant une aiguille sur un point spécifique, l’acupuncteur disperse l’énergie bloquée. A l’inverse, en chauffant un point à l’aide d’un "moxa" (petit cône d’armoise), il permet à l’énergie de remplir le vide.

Les douze méridiens réguliers se dédoublent et parcourent notre organisme selon un itinéraire précis, et servent de liaison entre les organes, les viscères, les tissus. Chacun d’eux est associé à une fonction : digestion, respiration, assimilation…

C’est pourquoi on leur a donné le nom correspondant à leur organe : méridien foie, méridien poumon… Mise au point il y a quatre mille ans, la théorie des méridiens, très complexe, n’est pas forcément acceptée par la médecine occidentale, car ces canaux d’énergie restent invisibles à l’œil de la science.

Pas à celui des acupuncteurs chinois, qui affirment pouvoir ressentir le flux du qi au bout de leurs doigts…

Quelques méridiens :

Le méridien gouverneur, l’un des deux méridiens particuliers, longe la colonne vertébrale et gouverne les méridiens yang.

48 points “extraordinaires” (en dehors des méridiens) sont utilisés pour le traitement de maladies spécifiques. Quatre d’entre eux sont dans la bouche.

Le méridien de l’estomac part du deuxième orteil et s’arrête sous l’œil.

LE méridien directeur “ren mai”, l’un des deux méridiens particuliers, régule les méridiens réguliers.

“Tianshu” (“Charnière céleste”) : chaque point d’acupuncture a son propre nom. Ici, le point 25
du méridien de l’estomac.

Yin-yang : les mains comportent trois méridiens réguliers yin (ici le méridien du poumon) et trois yang (de l’autre côté de la main).

670 points d’acupuncture sont répartis sur les méridiens réguliers et particuliers.

Le méridien des reins est l’un des trois méridiens yin du pied, car il part… du pied.

Certains points ont des fonctions précises. stimuler le point 36 du méridien de l’estomac, par exemple, aide à lutter contre la fatigue.

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